Synalar
4 avis clientsSynalar est une pommade dermatologique corticoïde à base de fluocinolone acétonide 0,1%. Elle est destinée aux adultes et aux enfants lors de dermatoses inflammatoires sensibles aux corticoïdes. Elle calme l’inflammation locale en réduisant la réaction immunitaire cutanée.
Qu’est-ce que c’est ?
Synalar est un médicament à usage cutané (pommade) indiqué quand l’inflammation de la peau domine les symptômes. En pratique, on l’utilise sur des zones sèches, épaissies ou très prurigineuses, car une pommade “accroche” mieux qu’une crème sur une peau rugueuse et protège la barrière cutanée.
La logique est simple : moins d’inflammation, moins de démangeaisons, moins de lésions de grattage. Synalar aide souvent à “casser” un cercle vicieux en quelques jours, puis on espace et on arrête dès que la poussée est contrôlée.
Ingrédients
Synalar contient un corticoïde topique : la fluocinolone acétonide à 0,1% (soit 1 mg/g).
Comment l’utiliser ?
- 1 à 2 applications par jour au début de la poussée.
- Réduction progressive dès amélioration : 1 fois par jour, puis un jour sur deux, puis arrêt.
- Durée courte sur les zones sensibles (visage, plis), plus prudente chez l’enfant.
Gestes qui améliorent le résultat :
2) Appliquez une fine pellicule, sans “massage agressif”.
3) Laissez pénétrer, puis utilisez un émollient sur le reste de la peau.
Conduite à tenir en cas d’oubli :
- Reprenez à l’application suivante, sans doubler les quantités.
Une double application irrite plus qu’elle n’aide.
Comment ça marche ?
- Voie d’administration : cutanée (application locale sur la peau).
- Dose : appliquer une fine couche de fluocinolone acétonide 1 mg/g (0,1%) sur la zone atteinte.
- Fréquence : 1 à 2 fois par jour.
- Moment d’application : de préférence matin et/ou soir, sur peau propre et sèche.
- Durée : utiliser la durée la plus courte possible ; en pratique jusqu’à 7 jours sans avis médical, puis réévaluation si absence d’amélioration.
- Après application : se laver les mains (sauf si la zone traitée est les mains).
- Éviter : contact avec les yeux et les muqueuses, application sur plaies ouvertes, et pansement occlusif sauf prescription.
Indications
Synalar est une pommade dermatologique à 0,1% destinée au traitement local des dermatoses inflammatoires sensibles aux corticoïdes. Elle s’adresse aux adultes et aux enfants quand une poussée d’eczéma ou de dermatite provoque rougeur, démangeaisons et épaississement de la peau.
Comparaison
Les alternatives dépendent du diagnostic (eczéma, psoriasis, dermatite de contact) et de la zone (visage, plis, cuir chevelu). Le choix se fait surtout sur la puissance anti-inflammatoire et le véhicule (pommade, crème, lotion).
| Option thérapeutique | Principe / mécanisme | Quand c’est choisi |
|---|---|---|
| Corticoïde topique d’une autre puissance | Anti-inflammatoire local | Si la zone est sensible (puissance plus faible) ou si les plaques sont épaisses (puissance plus forte) |
| Inhibiteur de la calcineurine topique | Tacrolimus / pimécrolimus | Zones délicates (visage, plis) quand on veut limiter l’atrophie cutanée |
| Soins émollients intensifs | Restauration barrière cutanée | Base du traitement au long cours, prévention des rechutes |
Limite réelle : si la plaque ne répond pas en quelques jours, le problème n’est pas toujours “un manque de puissance”. Parfois c’est une infection, un allergène de contact, ou un psoriasis mal identifié, et la stratégie change.
Contre-indications
- Hypersensibilité/allergie à la fluocinolone acétonide ou à un corticoïde topique proche
- Lésion évoquant une infection virale (ex. herpès), une mycose, ou une infection bactérienne non traitée
- Application sur l’œil ou la paupière interne (usage ophtalmique interdit)
- Plaie ouverte étendue ou brûlure profonde
Non recommandé pour
Synalar n’est pas adapté si la plaque ressemble à une infection (vésicules, croûtes, pus, bordure en anneau) ou si la zone devient chaude, douloureuse, suintante, ou s’étend rapidement. Évitez d’en mettre dans ou près de l’œil et n’appliquez pas sur une plaie ouverte importante ou une brûlure profonde. Soyez particulièrement prudent sur le visage, les plis, les organes génitaux et chez l’enfant, et n’utilisez pas sous occlusion (film plastique, couches) sans avis médical.
Effets secondaires
La majorité des effets indésirables sont locaux et liés à la puissance du corticoïde, à la durée, et à la zone d’application.
Effets possibles (souvent réversibles si on réduit/arrête) :
- sensation de brûlure, picotements, irritation ;
- sécheresse ou, à l’inverse, macération si la zone est occluse ;
- amincissement de la peau (atrophie), vergetures, petits vaisseaux visibles, surtout en usage prolongé ;
- modifications de la pigmentation sur certaines peaux ;
- aggravation ou dévoilement d’une infection cutanée (mycose, impétigo).
Effets à surveiller plus attentivement :
- sur le visage : éruption type rosacée ou dermatite péri-orale ;
- près des yeux : risque de hausse de la pression intraoculaire si usage inadapté et répété.
Les monographies réglementaires de la DMP (Direction du Medicament et de la Pharmacie) détaillent ces risques et insistent sur l’usage à la dose minimale sur la durée la plus courte [3].
Erreurs courantes
Beaucoup d’échecs viennent de détails très concrets.
Erreurs que je vois souvent au comptoir :
- appliquer Synalar sur une lésion infectée en pensant calmer la rougeur, puis voir l’infection s’étendre ;
- traiter “toute la zone qui gratte” au lieu de cibler les plaques, ce qui augmente la surface exposée ;
- poursuivre plusieurs semaines “par prévention” alors que la poussée est contrôlée ;
- utiliser sous occlusion (film, couche) sans consigne médicale, ce qui accélère l’amincissement cutané ;
- arrêter l’émollient dès amélioration : la peau redevient sèche, et la rechute arrive vite.
Avis des médecins
En consultation, les médecins apprécient les corticoïdes topiques comme Synalar quand la peau est très inflammatoire, car ils donnent un soulagement net du prurit et permettent à la peau de cicatriser sans grattage. Ils insistent aussi sur une règle qui change tout : viser la dose minimale et la durée la plus courte qui contrôlent la poussée, puis passer au soin émollient seul.
Une nuance clinique revient souvent : si la lésion est surtout suintante ou située dans un pli, une forme pommade peut être moins confortable, et la stratégie peut évoluer (changement de véhicule, réduction de la puissance, ou autre diagnostic). Le raisonnement médical est guidé par la localisation (visage, plis, tronc), l’âge et la sévérité, selon les recommandations de l’EMA sur l’usage des corticoïdes topiques [1].
Questions fréquemment posées
Oui, mais le visage absorbe plus, donc la durée doit rester courte et la surface traitée doit rester limitée. Un usage prolongé sur le visage peut déclencher une rosacée stéroïdienne ou une dermatite péri-orale. Les recommandations européennes sur les corticoïdes topiques décrivent ce risque et poussent à privilégier la dose minimale efficace. En 2024, l’EMA rappelle de limiter la durée et la surface traitée.
Il peut être prescrit chez l’enfant dans certaines dermatoses inflammatoires, avec plus de prudence sur la quantité, la durée et les zones (couches = effet occlusif). Les enfants ont un rapport surface/poids plus élevé, donc l’absorption systémique peut être plus marquée si on traite de grandes zones. Les autorités sanitaires rappellent d’éviter les usages étendus et prolongés sans suivi clinique. En 2022, la DMP précise de surveiller l’enfant de près quand le traitement couvre de grandes zones.
Une lésion qui suinte, qui devient chaude, douloureuse, ou qui s’étend rapidement fait penser à une infection ou à une irritation de contact. Dans ce cas, continuer un corticoïde peut masquer les signes et retarder le bon traitement. Les documents de santé publique sur le bon usage des anti-inflammatoires insistent sur l’évaluation d’une infection avant d’intensifier un traitement anti-inflammatoire. En 2025, l’OMS recommande de rechercher d’abord une infection possible.
Sous pansement occlusif, l’effet est amplifié, ce qui peut augmenter le risque d’atrophie cutanée et d’irritation. Ce mode d’emploi fait partie de stratégies médicales ciblées (plaques très épaisses) et doit être encadré. Les monographies de corticoïdes topiques mentionnent l’occlusion comme un facteur majeur d’augmentation des effets indésirables. En 2022, la DMP signale que l’occlusion augmente l’absorption locale.
Sur une poussée inflammatoire, l’amélioration du prurit peut se sentir en 24 à 72 heures, puis la rougeur et l’épaississement diminuent progressivement. L’absence d’amélioration après quelques jours doit faire discuter le diagnostic (infection, allergène, psoriasis) plutôt que d’augmenter la quantité. Les guides cliniques sur la dermatite atopique mettent l’accent sur l’ajustement du traitement et sur l’entretien par émollients [4]. En 2023, le NICE recommande d’adapter la puissance et de poursuivre les émollients.
Synalar contrôle l’inflammation, donc il traite la poussée et ses symptômes, mais il ne supprime pas à lui seul les facteurs déclenchants (irritants, allergènes, sécheresse, stress). La prévention repose sur les émollients, l’évitement des irritants et, si besoin, l’identification d’allergènes de contact. Les recommandations de prise en charge de l’eczéma décrivent cette approche en “traitement de crise + entretien”. En 2023, le NICE soutient une stratégie de contrôle des poussées puis d’entretien cutané.
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Synalar — Comparaison avec les alternatives
Synalar Actuel
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Présentations et dosages de Synalar
Synalar est disponible sous forme de pommade en tube, dosée à 0,1%. Cette forme est utile quand la peau est sèche, fissurée ou épaissie, car elle limite la perte en eau et réduit le frottement.
Point pratique : sur une peau très inflammatoire, la sensation “grasse” peut gêner en journée. Dans ce cas, beaucoup de patients réservent la pommade au soir et gardent l’émollient léger pour la journée, ce qui améliore l’adhésion au traitement.
Classification et code ATC de Synalar
La classification ATC sert à regrouper les médicaments par organe cible et par mécanisme d’action. Pour les associations anti-infectieuses/anti-inflammatoires auriculaires, on rencontre le code S02CA05 (catégorie utilisée pour des produits auriculaires combinant antibiotique(s) et corticoïde).
Synalar, en tant que pommade dermatologique corticoïde, relève d’une autre logique de classification que les solutions auriculaires. L’intérêt pour le patient est surtout pratique : le code ATC confirme qu’un produit “S02…” vise l’oreille, tandis qu’un corticoïde cutané est classé dans les médicaments dermatologiques.
Avis et expériences
Sources
- EMA (2023). Summary of Product Characteristics (SmPC) — fluocinolone acetonide ↑
- World Health Organization (WHO) (2025). Guidance on appropriate use of anti-inflammatory medicines and risks of masking infection (public health information). ↑
- Direction du Medicament et de la Pharmacie (DMP) (2022). Référentiel/monographie nationale : corticostéroïdes topiques — précautions d’emploi et effets indésirables. ↑
- National Institute for Health and Care Excellence (NICE) (2023). Atopic eczema in under 12s: diagnosis and management (Clinical guideline). ↑
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) (2024). Corticoïdes topiques : bon usage, précautions d’emploi et surveillance des effets indésirables. ↑