Combigan
4 avis clientsCombigan est un collyre associant brimonidine et timolol, un antiglaucomateux combiné. Il est destiné aux adultes avec glaucome à angle ouvert ou hypertonie intraoculaire. Il réduit la pression intraoculaire en diminuant la production d’humeur aqueuse et en favorisant son drainage.
Qu’est-ce que c’est ?
Combigan est un médicament ophtalmique à usage local, présenté en flacon de collyre, destiné au contrôle d’une PIO trop élevée. L’objectif est de protéger le nerf optique sur le long terme, car une pression intraoculaire élevée, quand elle persiste, augmente le risque de progression du glaucome à angle ouvert. Chez beaucoup de patients adultes, la PIO ne baisse pas assez avec un seul collyre (monothérapie) ; l’association dans Combigan vise alors une baisse additionnelle.
La PIO n’est pas un “symptôme” que l’on ressent toujours.
Ingrédients
Combigan associe deux principes actifs complémentaires : la brimonidine (souvent sous forme de tartrate de brimonidine) et le timolol (souvent sous forme de maléate de timolol). On rencontre aussi l’écriture “Brimonidine | Timolol” ou “brimonidine timolol” dans les bases de données médicaments, car c’est une association fixe.
Brimonidine (tartrate de brimonidine)
La brimonidine est un agoniste alpha‑2 adrénergique. Dans l’œil, elle aide à réduire la PIO par un double effet : diminution de la production d’humeur aqueuse et augmentation de l’écoulement par certaines voies de drainage. La brimonidine peut aussi donner une sensation de sécheresse, et une fatigue chez certains patients, surtout en début de traitement.
Timolol (maléate de timolol)
Le timolol est un bêta‑bloquant. Appliqué localement, il diminue surtout la production d’humeur aqueuse, ce qui fait baisser la PIO. Même en collyre, il peut passer dans la circulation générale : c’est la raison pour laquelle on prend au sérieux les antécédents respiratoires ou cardiaques.
Comment l’utiliser ?
Combigan est un collyre en solution en flacon. La posologie usuelle chez l’adulte est d’1 goutte dans l’œil concerné, deux fois par jour, à environ 12 heures d’intervalle. Un rythme matin/soir aide la régularité, et la baisse de PIO dépend beaucoup de cette constance.
Technique d’instillation, étape par étape
- Lavez-vous les mains.
- Inclinez la tête en arrière et tirez la paupière inférieure pour former un petit “sac”.
- Instillez 1 goutte sans toucher l’œil avec l’embout.
- Fermez l’œil doucement (sans cligner fort) et faites l’occlusion nasolacrymale 1 minute.
- Essuyez l’excès sur la peau si besoin.
Le contact entre l’embout et les cils est une cause fréquente de contamination du flacon. C’est banal, mais ça arrive en vrai, surtout chez les personnes qui tremblent un peu des mains.
Oubli d’une dose
Si une instillation est oubliée, la règle simple est de reprendre au prochain horaire prévu. On n’instille pas “double dose” pour compenser, car cela augmente l’irritation locale et le risque d’effets généraux du timolol.
Comment ça marche ?
- Forme / voie : collyre Combigan 2 mg/mL (brimonidine) + 5 mg/mL (timolol), administration ophtalmique.
- Dose : 1 goutte dans l’œil (ou les yeux) atteint(s).
- Fréquence : 2 fois par jour.
- Moment : matin et soir, environ toutes les 12 heures.
- Avec ou sans repas : sans objet (usage local).
- Durée : selon prescription et contrôle de la pression intraoculaire ; traitement généralement au long cours.
- Technique : après instillation, occlure le canal lacrymal (pression au coin interne de l’œil) 1 minute pour limiter le passage systémique.
- Si autres collyres : respecter un intervalle d’au moins 5 minutes entre les instillations.
Indications
Combigan est un collyre combiné utilisé pour réduire la pression intraoculaire (PIO) chez les patients adultes atteints de glaucome à angle ouvert ou d’hypertonie intraoculaire. Ce médicament est généralement prescrit lorsque la monothérapie n’a pas permis d’obtenir la baisse de PIO recherchée.
Comparaison
Dans le glaucome à angle ouvert et l’hypertonie intraoculaire, il existe plusieurs familles de collyres antiglaucomateux. Le choix dépend de la PIO de départ, de la cible fixée par l’ophtalmologue, des contre‑indications cardio‑respiratoires, et de la tolérance oculaire (rougeur, sécheresse, inflammation).
Comparaison par classes thérapeutiques (exemples)
| Option (exemple) | Classe / principe actif | Quand on la privilégie |
|---|---|---|
| Combigan | Association brimonidine + timolol | Si la monothérapie ne suffit pas et qu’on veut une association fixe |
| Collyres prostaglandines (ex. bimatoprost) | Analogues des prostaglandines | Souvent 1 prise/jour, bonne baisse de PIO, rougeur possible |
| Inhibiteurs de l’anhydrase carbonique + bêta‑bloquant | Brinzolamide + timolol | Alternative d’association si une autre voie est recherchée ou si brimonidine mal tolérée |
Les bêta‑bloquants topiques partagent des précautions similaires, quel que soit le produit. Les prostaglandines sont souvent simples d’emploi (une fois par jour), mais peuvent donner rougeur et modifications des cils chez certains patients. Les associations fixes réduisent le nombre de flacons, mais imposent de tolérer deux principes actifs en même temps.
Contre-indications
- Antécédent d’asthme ou de bronchospasme, ou BPCO sévère
- Bradycardie marquée, bloc auriculo‑ventriculaire, insuffisance cardiaque non contrôlée
- Allergie connue à la brimonidine ou au timolol
- Enfant et adolescent
- Association avec les IMAO
- Association avec la miansérine
Non recommandé pour
Évitez Combigan si vous avez déjà eu des problèmes respiratoires comme l’asthme, des bronchospasmes ou une BPCO sévère, car il peut provoquer ou aggraver un essoufflement. Prudence aussi si vous avez un cœur qui bat lentement, des troubles de conduction, ou une insuffisance cardiaque non stabilisée, car le collyre peut ralentir le pouls et favoriser des malaises. Signalez toujours vos traitements en cours, notamment certains antidépresseurs, et discutez grossesse, allaitement et polymédication avec le médecin car une absorption générale reste possible.
Effets secondaires
Les effets indésirables les plus courants sont locaux : picotements, sensation de brûlure brève, rougeur conjonctivale, prurit, larmoiement, vision floue transitoire juste après la goutte. Ces signes durent souvent quelques minutes, puis s’estompent.
Certains effets sont liés à la brimonidine : sécheresse buccale, somnolence, sensation de fatigue. D’autres sont liés au timolol : baisse du pouls, baisse de la tension, froid aux extrémités, essoufflement chez les personnes sensibles. Une aggravation d’asthme ou une gêne respiratoire n’est jamais à minimiser, même si le médicament est “juste un collyre”. [3]
Un œil rouge en continu, douloureux, avec baisse de vision, n’est pas une simple irritation.
Il faut réévaluer rapidement.
Erreurs courantes
Beaucoup d’échecs sont des erreurs de technique, pas un manque d’efficacité du produit.
- Instiller deux gouttes “pour être sûr” : la seconde déborde et augmente l’absorption générale, sans améliorer la baisse de PIO.
- Toucher l’embout contre l’œil ou les cils : contamination du flacon et irritation prolongée.
- Enchaîner deux collyres sans attendre : dilution et perte d’efficacité du premier.
- Arrêter dès que l’œil ne pique plus : le glaucome progresse sans douleur chez certains patients, donc l’arrêt “par confort” est risqué.
- Oublier l’occlusion nasolacrymale : plus de passage systémique, plus de fatigue ou de pouls bas.
Avis des médecins
En consultation d’ophtalmologie, la décision de passer à Combigan arrive fréquemment quand la PIO reste au‑dessus de la cible malgré une monothérapie bien suivie. Les médecins apprécient l’association fixe, car elle simplifie la routine : moins de flacons, moins d’horaires, et souvent une meilleure observance sur plusieurs mois. L’autre avantage clinique est la complémentarité des mécanismes, ce qui peut améliorer la réponse chez les “faibles répondeurs” à un seul principe actif.
Le revers, c’est le timolol. Même en collyre, les effets systémiques existent, et les cliniciens surveillent le pouls, l’essoufflement, la fatigue inhabituelle, et les antécédents d’asthme. Dans la vraie vie, l’occlusion nasolacrymale est un détail qui change beaucoup : ceux qui la font régulièrement rapportent moins de vertiges et moins de sensation de cœur “lent”. L’EMA insiste aussi sur l’évaluation des contre-indications cardio‑respiratoires avec les bêta‑bloquants ophtalmiques. [4]
Questions fréquemment posées
Combigan associe deux mécanismes complémentaires : le timolol réduit surtout la production d’humeur aqueuse, et la brimonidine réduit la production tout en favorisant une partie du drainage. Cette logique d’association est décrite dans les documents de référence européens sur les collyres antiglaucomateux. La cible reste la pression intraoculaire mesurée en consultation, pas une sensation subjective. Référence : EMA, SmPC (2023).
La baisse de PIO peut débuter rapidement après l’instillation, avec un effet qui se stabilise avec l’usage régulier. En pratique clinique, le médecin confirme l’efficacité au contrôle de PIO planifié, car l’effet varie selon l’heure et la réponse individuelle. Une instillation irrégulière peut donner une impression de “ça marche un jour sur deux”, alors que c’est souvent un problème d’observance. Référence : WHO, informations générales sur le glaucome et la PIO (2023).
Oui, c’est fréquent dans le glaucome, mais l’espacement entre collyres est essentiel pour éviter la dilution. L’ophtalmologue choisit la combinaison selon la PIO cible et la tolérance. Quand plusieurs collyres sont nécessaires, les associations fixes peuvent simplifier la routine, mais elles ne conviennent pas à tous les profils (asthme, bradycardie). Référence : WHO (2023).
Un essoufflement nouveau, une gêne respiratoire, des malaises, une sensation de pouls très lent ou des douleurs thoraciques imposent une réévaluation rapide, car le timolol peut avoir des effets généraux. Une douleur oculaire importante, une baisse de vision, ou un œil très rouge durable ne doivent pas être banalisés non plus. Ce sont des situations où on recherche une intolérance, une infection, ou une autre cause. Référence : EMA, SmPC (2023).
La brimonidine agit sur des voies adrénergiques et peut interagir avec des médicaments qui modifient les neurotransmetteurs centraux. Les IMAO sont une association à éviter, et la miansérine est aussi citée parmi les interactions à risque, car elle peut perturber la réponse attendue et la tolérance. C’est une question à clarifier avant le démarrage si un traitement psychiatrique est en cours. Référence : Base de données publique des médicaments, monographie Combigan (2025).
C’est possible, mais la prudence est renforcée, car les effets bêta‑bloquants peuvent s’additionner (pouls plus lent, tension plus basse, fatigue). Les patients sous traitement cardio‑vasculaire décrivent parfois des étourdissements au début, surtout si l’occlusion nasolacrymale n’est pas faite. Le prescripteur peut ajuster la stratégie si la tolérance n’est pas bonne. Référence : EMA, SmPC (2023).
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Combigan — Comparaison avec les alternatives
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Avis et expériences
Sources
- European Medicines Agency (EMA) (2023). Summary of Product Characteristics (SmPC) — brimonidine/timolol ophthalmic solution (fixed combination). ↑
- World Health Organization (WHO) (2023). Glaucoma – Fact sheet. ↑
- World Health Organization (WHO) (2023). Blindness and vision impairment – Key facts. ↑
- European Medicines Agency (EMA) (2023). European public assessment report (EPAR) – brimonidine/timolol (ophthalmic). ↑
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – Base de données publique des médicaments (2025). COMBIGAN (brimonidine/timolol) – fiche d’information. ↑